9 mai 2018

Report : Kamasi Washington @ Auditorium de Lyon (08/05/18)



L’inauguration officieuse du festival Nuits Sonores 2018 s’est faite aux couleurs du jazz avec Kamasi Washington & The Next Step à l’Auditorium de Lyon. Un concert en partenariat avec Jazz à Vienne, qui démontre une fois de plus la volonté de décloisonner les publics, affichée par les deux festivals.

Un an après avoir convié Pharoah Sanders, l’un des derniers monstres sacrés du jazz encore en activité, Nuits Sonores récidive avec l’un de ses fils spirituels.

Kamasi Washington revient dans la région et donne suite à sa performance solaire viennoise (malgré le froid et la pluie) à la All Night Jazz de 2016.




C’est confortablement installés entre les murs de l’Auditorium que les rhônalpins retrouvent ou découvrent le fameux sax ténor californien qui incarne à lui seul les liens qu’entretiennent électro, jazz et hip-hop d'aujourd’hui.

Son approche musicale unique, couplée à de prolifiques collaborations (Kendrick Lamar, Ibeyi, Run The Jewels, Thundercat, Flying Lotus...) font de lui un artiste transversal hors des carcans, dépositaire d'un éclectisme que l’on a pu vivre ce 8 mai :




Alors que le concert de 2016 s’inscrivait dans la droite lignée de Sun Ra et défendait sur scène The Epic, le show de 2018 reprend la même base et pousse encore plus loin l’expérience.

Fort d’un catalogue qui s’est enrichi de deux albums depuis sa fameuse signature chez Brainfeeder, le constant renouvellement dans l’oeuvre de Kamasi Washington s’est avéré dans la pluralité du répertoire interprété. 




Une expérience quasi-métaphysique où le Summertime (que Sydney Bechet a hissé au rang de standard du jazz) croise la bande-son du film Fists of Fury / La Fureur de Vaincre avec Bruce Lee, des rythmes funk californiens, en passant par des phases de déconstruction/reconstruction de la musique.

Plusieurs niveaux de lectures se dévoilent tout au long du concert. De l'émerveillement à la transe en passant par la méditation, tous étaient transportés par la prestation...




Kamasi Washington n’était pas seul commandant de bord dans ce voyage dans les étoiles. La formation (composée d’amis de lycée) comprenait les claviers de Brandon Coleman, les deux batteries de Tony Austin et Robert Miller, la voix envoûtante et la danse habitée de Patrice Quinn, la contrebasse que Miles Mosley muait à volonté en violoncelle électrique ou en guitare Wah-Wah et le trombone de Ryan Porter.




Rickey Washington, le père de Kamasi Washington et première influence de ce dernier était également du line-up sur une grosse partie du concert, contrairement à 2016 où il était un guest surprise.

En résumé un show un unique où Kamasi Washington confirme son statut d’héritier légitime de la scène jazz-avant gardiste.




Toutes les photos de la soirée ici



Live Report : Alpha Diallo / @AlphaDigger / Instagram
Photos : Paul Bourdrel / @Paulbourdrel

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